mardi 2 août 2011

Cours de palais (1)



Lorsque nous avons commencé les collectes, il nous paraissait important d'enregistrer le maximum de chants différents, de manière à en posséder le plus possible. Nous étions des collectionneurs. Aujourd'hui, en réécoutant attentivement les bandes originales, il me semble que nous sommes passés à côté d'un élément important qui serait celui de l'importance de la popularité d'une chanson donnée. Or, nous n'enregistrions presque jamais deux fois les chansons que nous connaissions déjà.
Quelques chants sont, heureusement, passés au travers de cette règle imbécile. Parmi eux : "A la cour du palais".
Dans tous les cas, c'est une chanson à danser le rond, dont le refrain et les paroles sont quasiment toujours les mêmes à quelques variantes près :
" A la cour du palais,
lundi, mardi, jours de mai..
"
ou " lundi, mardi tra la la...
L'histoire continue avec une servante qui se fait demander en mariage par un petit cordonnier tout en lui chaussant ses souliers, qui lui fait miroiter un grand lit carré couvert de toile blanche, une rivière coulant en son mitant, rivière où les chevaux du roi viennent y boire, rivière profonde où le cheval noir s'est noyé et qu'heureusement le roi ne le sait pas car nous serions tous pendus (y compris vous et moi comme complices) dans l'hao d'un châtaigner à la plus haute branche. Alors, s'il vous plaît, n'allez pas lui dire !

Plusieurs enregistrements du "A la cour du palais" local ont donc survécu et une petite étude de l'interprétation de leur mélodie apporte quelques éléments intéressants.
Je partirai donc des versions enregistrées chez :
- Edouard Huguet à Saint-Dolay en décembre 1975,
- un chanteur dont je n'ai pas noté le nom, à Pénestin en décembre 1975.
- Pierre-Marie Pédron, à Duret en Herbignac en janvier 1976,

La mélodie "de base" est donnée par Edouard Huguet (voir plus haut). Je vous laisse un peu de temps pour vous en imprégner avant de reprendre l'analyse. A très bientôt !

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